le lundi 27 juillet 2020 | 66

Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend


Mis à jour le 28 juillet 2020

La corrida, c’est la torture devant un public de tous âges, d’animaux rendus quasi inoffensifs, suivie de leur mise à mort systématique. Hier, le 26 juillet 2020, avait lieu la première novillada depuis la sortie du confinement en France. Nos enquêteurs s’y sont rendus et ont rapporté des images d’une violence effarante. Les aficionados ont pu oublier le coronavirus en se réjouissant du massacre de six taureaux par des jeunes à peine adultes.

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Première novillada de l’année

Car une novillada, c’est l'une des premières corridas de jeunes toreros, tout juste sortis d’une école de tauromachie face à de jeunes taureaux. L’an dernier, nous avions infiltré celle de Nîmes et montré à tous comment on apprend, parfois sous la contrainte, à des enfants à tuer des veaux apeurés.



Taureaux, chevaux, tous perdants dans l’arène

Si les chevaux voyaient le taureau, la violence, le sang, ils se cabreraient et fuiraient. Mais ils sont dressés pour suivre aveuglément les ordres des picadors, qui les emmènent au-devant du danger. Les yeux cachés, ils n’ont d’autre choix que d’obéir sous peine d’être rudoyés. C’est ainsi que ces humains aiment les animaux : soumis et dociles, utilitaires. Qu’ils reçoivent les coups des taureaux luttant pour survivre ou de leurs cavaliers, les chevaux sont, eux aussi, perdants à la corrida.


Parfois à six contre un, armés et organisés, ils humilient et tuent...

Cette année, rien n’a changé. La cruauté, une fois de plus, s’est montrée au grand jour. Six taureaux ont perdu la vie coup sur coup sous les « hourras » et les « bravos ». Mutilés, vidés d’une grande partie de leur sang... dans la terreur et le désespoir, avant que leurs cadavres soient traînés tout autour de la piste, pour assouvir le goût du sang de ces assoiffés de violence gratuite.  

Notre enquêteur sur place analyse :

« Les taureaux refusent de se battre. Ils fuient l'affrontement. Ils ne font que réagir aux stimulations des humains qui les entourent, les amenant à un acte de combat. Mais c’est uniquement motivé par la peur : ils n’ont d’autre choix que celui-là. Se défendre et répondre à une effroyable douleur. »



Il ne manquerait plus que ce soit sale...

L’un après l’autre, ils tenteront de fuir, puis acculés, provoqués de toutes parts, ils seront forcés d’avancer dans le piège pervers tendu par ces primates humains, et mourront dans d’incommensurables souffrances. Où est la Culture dont parlent nos ministres, dans cette « tradition » perverse qu’est la jouissance de voir mourir un être à petit feu de la pire manière ?  

La puntilla, sorte de poignard à lame courte et large, enfoncée entre les deux cornes puis secouée dans le crâne de ces pauvres êtres condamnés, sonnera paradoxalement le glas de leur souffrance. Pendant l’ultime tour de piste, les crottes seront ramassées : il ne faudrait pas que le sol soit sale pour la mise à mort suivante...  

Pour manifester votre volonté de mettre fin à la corrida dans notre pays et fermer les écoles taurines pour ne plus que des enfants soient poussés à tuer, partagez nos images d’enquête et signez notre pétition !



Julia Mothé
Hr blog

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Commentaires 66

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Isabelle | jeudi 19 août 2021

Quelle honte ! Comment au 21ème siècle les États peuvent-ils laisser faire des cruautés pareilles pour le plaisir? C'est facile de se battre contre un taureau sans défenses ! La pratique de la corrida soulève des problèmes sur la personnalité des hommes qui participent à la mise à mort des taureaux et à toutes les souffrances qu'ils infligent à ces pauvres bêtes. Et en plus, ils sont fiers de ce qu'ils font. Franchement, on peut quand même s'interroger sur leur équilibre mental ainsi que celle du public.

Topper Harley | mardi 06 octobre 2020

Eh ben, bel exemple du genre "inhumain" à l'aube de 2021 , et on trouve encore des "gens" qui paient, qui applaudissent et c'est çà , "l'humanité"...? à quel moment peut on se considérer comme un être à part entière quand on voit çà...?

Gisèle | vendredi 11 septembre 2020

Comment peut-on qualifier de "culture" cette abominable torture d'êtres vivants érigée en spectacle ? Incompréhensible que des "humains" puissent applaudir à la souffrance atroce infligée à ces taureaux qui subissent déjà des violences avant d'entrer dans l'arène et essaient de se défendre contre les douleurs qu'ils subissent. Je suis écoeurée par toutes ces violences encore "légales" dans notre beau pays, peuplé de gens aussi barbares !

christiane | samedi 05 septembre 2020

Quelle horreur ! comment peut on considérer ça comme du sport ou une activité culturelle ? Même une partie de l'Espagne est contre ce genre de pratique alors pourquoi les Français continuent cette pratique ?